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« Les clichés ont la dent dure », on a tous entendu cette phrase, voire même prononcée. Chez les restaurateurs, ces idées préconçues et représentations déformées font partie intégrante de leur métier. Petit florilège des préjugés les plus entendus dans les restaurants. On vous met au défi de ne pas l’avoir pensé, au moins une fois !

 

1. « La moitié dans la poche »

Il vous est déjà arrivé de fréquenter un restaurant de manière assidue, au moins une fois par mois. L’autre jour, vous aviez été servi par un grand jeune homme, cette fois ci c’est une femme. Au bar non plus, vous ne reconnaissez personne. « Ils doivent employer des gens au black, c’est jamais les mêmes ». Si cette pratique peut arriver, elle est avant tout illégale et très surveillé par les autorités compétentes. Les raisons de ces changements : le turn-over (les serveurs ne sont pas des robots) et la nouvelle loi sur les caisses électroniques, bien plus contrôlées aujourd’hui.

 

2. Des horaires « légers » 

Si le service débute à midi et finit à 14h, tout le restaurant doit fonctionner à peu près de la même façon. Remercions donc Albus Dumbledore et ses disciples d’établir les plannings, réceptionner les livraisons, préparer les équipes et nettoyer l’espace de restauration. Sachez qu’un service qui débute vers 11h30, nécessite en amont une préparation minimum de 3 heures. Cerise sur le gâteau, les moments les plus festifs de l’année comme les vacances, les fêtes de fin d’année et les week-ends sont les plus prisés par les clients…

 

3. Un métier « accessible à tous »

« Je ferais bien serveur dans un resto cet été pour me faire de l’argent ». Avec plaisir, le secteur de la restauration est toujours en recherche de personnel. Seulement, tout le monde n’est pas fait pour ce métier, n’est-ce pas Monsieur le Président ? « Moi aussi je peux porter un plateau et servir les clients. » On le souhaite vraiment, mais il ne faut pas oublier que l’une des principales raisons du manque de main d’œuvre dans ce secteur, c’est l’incompétence. Le rythme de travail est élevé, il faut gérer l’aspect humain (être agréable avec des gens désagréables, demandez aux parisiens) et pouvoir répéter ces efforts de manière quotidienne.

 

4. Patron de restau’ = joueur de football

Si la gestion d’un restaurant était l’étape précédant l’achat du yacht, ça se saurait ! Un patron de restaurant c’est avant tout un passionné, un créatif, qui aime servir et pour se faire, qui ne comptent pas ses heures. Le montant de l’addition ne reflète absolument pas le salaire du boss. A ce chiffre, déduisez les salaires du personnel qui œuvre quotidiennement au bon fonctionnement de l’établissement, le loyer, le fond de roulement pour l’achat des marchandises, les assurances, et les imprévues, qui interviennent plus souvent qu’on ne le suppute.

 

5. « Boire des coups après le travail »

Rien d’anormal à savourer une bière fraîche ou deux lorsqu’on finit un service intense de 6 heures ou plus. En revanche, travailler dans un restaurant n’est pas l’étape automatique précédant l’alcoolisme. Le but n’est pas de profiter de la tireuse à bières ou des bouteilles d’alcools forts pour ses amis et collègues. Lorsqu’on passe un temps conséquent à nettoyer et rendre accueillant un restaurant, pour les clients, on n’a pas très envie d’en remettre une couche une fois le service terminé.